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Trente luminaires, et à chaque fois une hauteur ou un indice qui décide du résultat. Une suspension à 75 cm de la table éclaire les assiettes ; à 120 cm elle éblouit les convives. Le luminaire est le même.
L'éclairage est le poste où l'écart entre le catalogue et le résultat est le plus grand. Un plafonnier seul écrase tous les reliefs d'une pièce, des spots alignés au centre d'une cuisine font travailler dans son ombre, une applique au-dessus d'un miroir de salle de bain creuse le visage. Aucune de ces erreurs ne coûte cher à corriger sur le plan, toutes deviennent coûteuses une fois les câbles tirés.
Chaque fiche donne la hauteur ou la cote de pose, l'indice de protection quand il s'applique, ce qu'il faut vérifier avant d'acheter et le piège qui revient le plus souvent. Les prix sont des ordres de grandeur du marché français métropolitain, relevés en août 2026.
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Les lumens mesurent la quantité de lumière, les watts la consommation. Comptez environ 100 lumens par m² pour un éclairage général, 300 à 500 lumens par m² sur un plan de travail. Une ancienne ampoule de 60 W correspond à environ 800 lumens : c'est ce chiffre-là qu'il faut comparer, pas la puissance.
La température de couleur, en kelvins, décide de l'ambiance. 2 700 K est un blanc chaud proche de l'ancienne incandescence, à privilégier en chambre et en séjour. 4 000 K est un blanc neutre adapté à une cuisine ou une salle de bain. Au-delà de 5 000 K, la lumière devient bleutée et retarde l'endormissement le soir.
L'indice de rendu des couleurs, ou IRC, dit à quel point les couleurs paraissent justes. En dessous de 80, les aliments et les textiles paraissent fades et grisâtres. Visez au moins 90 sur un plan de travail de cuisine, une coiffeuse ou un bureau : c'est le chiffre le plus souvent absent des emballages bon marché, et ce n'est pas un hasard.
Une cuisine demande deux circuits distincts : un éclairage général au plafond, et un éclairage de plan de travail. Le second n'est pas un raffinement : sans lui, l'utilisateur debout devant le plan fait écran à la lumière du plafond et découpe dans son ombre.
L'éclairage de plan se pose sous les meubles hauts, en ruban LED avec profilé ou en réglettes. La température de couleur se situe entre 3 000 et 4 000 K, avec un IRC élevé : c'est ce qui permet de juger la cuisson d'une viande ou la fraîcheur d'un légume, ce qu'une lumière trop chaude ou à mauvais rendu ne permet pas.
Au-dessus d'un îlot, comptez une suspension tous les 60 à 80 cm, alignées sur l'axe de l'îlot, à 75 cm du plan. Trois petites suspensions produisent un rendu plus juste qu'une seule grosse, et évitent la zone d'ombre aux extrémités.
La salle de bain est découpée en volumes de sécurité autour de la baignoire et de la douche. Chacun impose un indice de protection minimal et limite ce qu'on a le droit d'y installer. Ce n'est pas une recommandation : c'est la norme électrique, et elle est vérifiée en cas de sinistre.
En pratique, un luminaire posé au-dessus d'une douche relève d'un indice IP65 en très basse tension, tandis qu'un plafonnier hors des volumes se contente d'un IP44. Sur une installation ancienne, les prises et les points lumineux ne respectent presque jamais ces règles : c'est l'un des rares points où l'avis d'un électricien qualifié n'est pas négociable.
Pour le miroir, une seule règle vaut tous les catalogues : la lumière doit venir de face, de part et d'autre, à hauteur des yeux. Un point lumineux unique au-dessus du miroir creuse les orbites et masque le bas du visage. C'est vrai pour se raser comme pour se maquiller.